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j'vous ai pas raconté? ........encore
par bel ange le 2013-10-24
Alors voilà : pus d’ log’ment, pus d’voisins et une armée d’ gardes du corps et d’ mercenaires aux fesses !
L’urgence, avant d’venger ma mort, c’était sauver ma vie ! J’crois qu’c’est ça qu’on appelle « paradoxe », mais j’ai pas de temps pour vérifier !
Alors j’ai quitté la ville, et pis j’ai rodé autour attendant ma chance.
C’a duré un peu mais c’était pas un problème. D’abord parce que j’aime bien la vie au grand air, j’ai été éclaireur dans la sombre armée pendant les guerres de triste mémoire, et pis, le temps passant, mes poursuivants allaient sur’ment s’lasser ! Tout bénef quoi !
Donc, un matin, j’ vois arriver un barnum. Vous savez, les grandes troupes, avec des danseurs, des acrobates, des jongleurs et toutes sortes d’animaux, même des sauvages !
Je me suis approché, l’idée, c’était de me diriger vers les chariots géants qui transportent les palais de toiles. I z’ont toujours besoin d’main d’œuvre pour le montage et l’entretien. C’t ’un boulot tellement pénible et dangereux qu’y a toujours une fourmilière de pauv’ gars autour alors, un d’plus…..
En quelques jours, j’faisais partie d’la troupe. J’me débrouillais pour êt’e copain avec les anciens, les chefs d’équipe. Fallait apprendre le boulot, et l’connaitre assez pour voir si rien n’pourrait m’servir dans ma p’tite affaire !
En fait, c’était assez simple : d’abord, on enduit les grandes toiles de graisse, pour les rendre imperméables. Ensuite, on construit la structure d’étoffes en les reliant avec des cordages. Pour finir, on lie l’ensemble à des cages à lévitation qui vont soulever le tout et créer le palais.
Un spectacle merveilleux pour les badauds, mais surtout une belle occasion de souricière si j’arrive à y amener mes cibles !
Vous allez m’dire que ça risque de transformer ma vengeance en carnage, c’est pas faux , mais on paie pas ses dettes sans casquer un peu ! (enfin j’crois qu’c’est ça qu’on dit !)
Et pis, j’avais mon plan !
D’abord, j’me suis débrouillé pour bosser à l’approvisionnement. Là, j’leur fait un p’tit mélange, un truc que j’ai appris, du genre parfait pour enflammer les foules !
Ensuite, j’rejoins l’équipe des câblages, sans rechigner à la tâche, un vrai bourreau d’travail !
Enfin, les volières. C’est fou le travail qu’ça d’mande les piafs. T ‘es dans la fiente, la poussière et les plumes. T’en a plein le nez, la bouches et les oreilles (rapport à c’que ça piaille) mais c’est joli, et y en a qui ont des habitudes fascinantes, surtout quand le mâle veut séduire la femelle .
Y’en a qui chantent, qui dansent, qui changent de couleurs, qui se battent, qui construisent des nids grandioses, qui font des cadeaux, y’en a même qui s’enflamment pur attirer leurs belles.
Un boulot pénible mais instructif.
Et puis tout à été dressé et c’est vrai qu’c’est grandiose !
Des tas d’pistes , au sol, dans les airs, des jeux d’ lumières, des spectres volants dans toute la structure semant pétales de fleurs, paillettes d’or et d’argent….
Et puis il y a les gradins. Tous les styles. Des plus simples, à base de …rien (c’est toujours assez bien pour ses loqueteux), jusqu’aux plus luxueux, (ceux qui m’intéressent pour ma p’tite histoire).
Il ne restait plus que quelques jours avant la grande ouverture. Celle que les notables de notre bonn’ville peuvent pas éviter ! Ma chance !
Le matin de la première, j’ai lâché quelques piaffes, y sont montés si rapidement dans les cintres que personne y’a fait attention.
J’étais prêt, j’avais même ach’té une cape anti feu. Pourquoi ? Bin comme le dit le terrible pirate Roberts : » pour un bon plan, on a toujours besoin d’une cape anti feu, et d’une brouette ! »
Mais pour la brouette……. Non, j’voyais pas !
Quand les spectateurs ont commencé à arriver, j’m’étais installé confortablement au poste de surveillance. Un coin pénard où y a tout plein de miroirs où défile tout ce que voient les spectres qui volent dans le palais. On peut même leurs donner des ordres pour qu’il suivent telle où telle cible.
Fallait j’ter un œil à tout. Mais pour moi, le vrai travail n’avait pas encore débuté .
Et pis y sont arrivés. Les uns après les aut’es. J’les ai suivis jusqu’à leurs loges, les plus luxueuses, les mieux placées, « aux premières loges » qu’on appelle ça. Bin cette fois è z’allaient mériter leur nom.
S’tait rigolos, y saluaient plein d’monde, riaient très fort, tripotaient les ouvreuses.. MAIS !
C’est la qu’j’l’ai r’marqué. Quand la gonzesse à indiqué sa loge au premier adjoint, quand elle a voulu lui tendre sa coupe, elle a pas put le toucher. Une petite lueur bleutée est le geste c’est arrêté !
La raclure de latrine ! Un bouclier de mana, et un super !
J’connaissais ces trucs là. On ne peux toucher le porteur que si lui-même entre en contact avec vous.
LA GROSSE TUILE !
L’allait falloir improviser.
D’abord, ne rien changer au plan, puis profiter de la panique pour trouver une ruse, un tour de magie, un truc quoi !
Le spectacle battait son plein, on venait de faire sortir les fauves, les trapézistes s’appliquaient à défier la mort, quand on fit entrer le charmeur d’oiseaux. J’ m’étais approché des loges, j’étais prêt.
Les tours se succédaient, la foule hurla de joie quand l’oiseleur à ouvert la cage des grands ignés. Faut r’connaitre que c’est d’beaux piaffes. Surtout les femelles qu’ont un plumage rouge et jaune qui fait penser à des flammes. Les mâles, eux, sont tout ternes. Ils se perchent en hauteur et attendent. Quand y voient des femelles, pour les attirer, y s’enflamment. Et c’est pas une formule. Et ça n’a pas loupé. Quand les femelles Ignées sont sorties des cages, y a eu des cris de joie, d’admiration, et pis rapidement des hurlements d’horreur. C’était rapport aux mâles que j’avais lâché la veille et qui, en s’enflammant, venaient de mettre le feu aux toiles. Aidé par ma petite préparation, les flammes couraient dans tous les sens.
La foule hurlait, une pluie incandescente tombait maintenant sur la foule. Le « sauve qui peut » avait débuté.
Y avait plus d’respect pour rien. Les riches essayaient de faire ouvrir un passage par leurs escortes mais , la foule, comme furie prise au piège, se décida soudain, à en faire un carnage.
Y avait plus d’lois, ou plutôt si, y en avait qu’une, celle qui veut qu’à la fin d’la vie, y a la mort !
Devant le lynchage de leurs amis, les puissants n’osaient plus quitter leurs loges. Quand le feu s’y invita, il y eu quelques belles scènes d’horreur.
La chaleur, l’odeur de peaux grillées, les fumées et les gaz rendaient la situation intenable. Les gens s’entretuaient, se piétinaient. Les escortes se disloquaient. Il devenait difficile de rester là, à observer ma cible. C’est à ce moment que la tribune s’est effondrée. Y avait des corps et des flammes partout. Mais avec sont écran, l’autre crevure était indemne .
Alors j’ me suis approché.
« _ Par ici, excellence ! que j’ui ai crié.
_ Ah, mon fidèle, vous êtes là ?!
_ Venez avec moi, les toiles sont déchirées, il y a des passages. »
J’uis tendait la main, mais jamais il l’a prise. Alors j’ui ai ouvert un ch’min vers la sortie. J’crois qu’ça aussi c’est un paradoxe !
On a quitté le chapiteau et on s’est enfoncé dans les rues. Mettre un maximum de distance entre le chaos et nous.
En arrivant sur une petite place, on a trouvé une fontaine. « On » était sauvé . Je me suis assis sur la margelle est j’ai pleuré, écoeuré !
« _ Allons, mon bon, vos nerfs vous lâchent ? Ne vous en faites pas, vous m’avez sauvé, je saurai me le rappeler. Mais pour le moment, reprenez-vous. Je suis certain que tout cela est l’œuvre de ce malade. Vous pourrez vous reposer quand nous aurons atteint le domaine. ALLEZ ! »
Cria-t’il en me donnant une bourrade pour m’inciter à me lever.
En un geste je lui saisit le bras et le plaquait contre moi. Ses yeux exorbités me regardaient sans comprendre. En fait, il avait l’air parfaitement ahuris. Faut reconnaitre que trente centimètres d’acier dans l’bide ça aide pas à prendre un air intelligent.
« _ pourquoi, Rufus ? Après toutes ces années ? J’aurai fait de vous un homme riche !
_C’est que…. J’uis pas Rufus ! Qu’j’ai répondus en reprenant mon apparence.
_ Vous !? A-t’il laché dans un gargouillit de sang. »
Il est tombé là, comme une merde. Et moi, je suis reparti en sifflotant, les mains dans les poches et le cœur léger.
Ah, que j’vous explique, j’vous ai parlé de mon grand père troll, vous savez, c’est grâce à lui que je régénère . Mais j’avais pas eut l’occasion de vous montrer ce que m’a légué mon autre grand père, le doppelganger !


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