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à l'heure de la pause!
par bel ange le 2013-04-10
Tout en chantonnant, elle s'affairait dans sa cuisine. Les "promesses d'amour" étaient depuis longtemps les petits gateaux qu'elle réussissait le mieux. Elle les avait même améliorés y apportant de petites innovations de son cru. Mais aujourd'hui c'était spécial!
Il lui fallait suivre la recette avec beaucoup d'application. Incorporer un poison n’était pas mince affaire . Comment être assurée de l’effet ? Allait-il se sentir au gout ? Pâtirait-il de la cuisson ? Conserverait-il cet effet lent et sournois qui écarterait d’elle les soupçons ?
Elle avait toujours été très fière des regards admiratifs que faisait naitre ses patisseries. Son mari en raffolait. A Bien y repenser, c’est avec ces petits gateaux qu’elle l’avait attiré. Le soir de son entrée dans le monde, il était de bon ton que chaque jeune fille présenta un talent. Certaine cousaient, d’autres brodaient ou dansaient et que sais-je encore, elle, confectionnait de délicieux petits gateaux. Elle avait très vite remarqué ce grand garçon un peu maladroit qui semblait ne jamais pouvoir s’arrêter de manger. Quand leurs regards c’étaient croisés, elle avait tout de suite senti le pouvoir qu’elle aurait sur lui. Pour quelques paroles plates et deux ou trois sourires, il s’était lancé dans une cour effreinée. Elle intervint auprès de son père pour qu’il ne chassa pas ce jeune homme « sans le sous » , arguant que les prétendants ne se bousculaient pas et que les rares à lui faire bonnes figure semblaient plus attirés par sa fortune que par sa frimousse (qu’elle avait quelconque d’ailleurs !) En fait la boucle se bouclait! Cette pensée la fit sourire.
En enfournant elle récapitula les différentes étapes. Tout semblait parfait:
Thoron assistait aux jeux de l'arène. Il ne rentrerait pas avant plusieurs heures. Il serait surement ravis, à son retour, de trouver un bain chaud et parfumé, une femme aimante et une pile de ses gateaux préférés. Après vingt ans de mariage elle se targait de connaitre son épous sur le bout des doigts.
Au début, sa gaucherie l'avait amusée, devant elle, lui si loquasse, si spirituel en société, gardait comme un silence confus, ne sachant que répondre, n’osant la regarder en face. Cela lui était devenu insupportable ! Leurs soirées semblaient vides et silencieuses, lui préparant ses discours, elle brodant et brodant encore jusqu’à en hair la broderie. Quand ils partageaient encore la même chambre, elle avait droit à des étreintes rapides et sans plaisir, à un dos et à des ronflements ! Il fallait le reconnaitre : « Thoron n’était pas porté sur la chose ! ». Elle s’en était ouverte à certaines de ses amies les plus sures. Ces dernières après un temps de surprise, lui avaient marqué comme une pitié souriante qu’elle n’avait jamais bien comprise. Bientôt, elle n’avait plus été que l’épouse parfaite de ce politicien si habile qu’il avait atteint les plus hautes distinctions en un temps recors. Leur vie sociale était une parfaite réussite, mais, il fallait bien se l'avouer aujourd'hui, seule sa peur panique du scandale la retenait auprès de lui. Dans certain milieux voyez-vous, on ne divorce pas !
Il lui fallait un autre homme, un VRAI ! Un qui ne soit pas accaparé par ses soupers, ses réunions, ses conseils interminables. Un qui rentre le soir, qui la regarde, la désire, lui fasse l’amour comme les héros de ses livres à deux sous !
Voila pourquoi, cette après midi, elle mettait au point le meurtre de son mari.
Tout y était, il ne manquait que l’essentiel, ces petits gâteaux parfumés au « sombre voile », poison violent mais à effet reporté dans le temps. La sorcière le lui avait assuré, « ça ressemblerait à une crise cardiaque » qui cela étonnerait-il chez un homme si surmené ?
Ce soir il rentrerait, bâfrerait comme à son habitude et demain, après demain tout au plus, il mourrait !
A cette pensée elle se surprit à chantonner en démoulant ses pâtisseries. » Attention, ne pas se lécher les doigts », claironna-t-elle en imitant la vois et l’attitude de la vieille empoisonneuse.
Comme tout cela était drôle.
C’est à ce moment qu’elle l’entendit !
Aucun doute possible, il y avait quelqu’un dans le bureau de son mari. Les pièces étant contigûes, elle pouvait avoir été entendue !
Eperdue elle se précipita pour surprendre l’importun !
En reconnaissant la longue silhouette de son mari, elle manqua lacher son plat. Elle réprima un cri et s’appliqua à prendre quelques profondes respirations avant de demander :
« _ Ne deviez-vous pas présider aux arènes cette après-midi, mon ami ? Le ton était presque affable, elle se félicita de ses leçons de maintien.
_ Ma chère, j’avais à faire !
_ Mais que va penser votre publique ? Vous savez l’attachement des gueux à ces luttes barbares !
_ Soyez sans crainte, je me suis éclipsé au ramassage des corps. Les vainqueurs sortis sous les vivas de la foule, il faut bien qu’on se charge d’évacuer les corps et de redonner à l’arène un aspect propice aux combats à suivre. C’est habituellement un moment réservé aux raffraichissement où les propriétaires de loge en font tirer les rideaux. Tout ceci, ma chère amie, vous le sauriez si vous ne refusiez avec une telle constance de m’y accompagner. Vous n’êtes pas sans savoir à quel point cela plairait aux foules et comme c’est important pour mon actuelle campagne !
_ De grâce mon ami, brisons là ! J’accepte de parader, pour vous agréer, sous les lustres et les dorures, mais épargnez moi la crasse !
_ Soit ! Ce n’est de toute façon pas l’objet de ma venue en ces lieux et je n’ai que peu de temps.
_ Et bien vaquez, mon ami ! Elle allait se retirer quand une idée lui vint. Désirez-vous un de ses petits gâteaux ? Je les ai préparés pour vous !
_ Un instant, ma chère et je suis à vous !
Ce qu’il fit alors la surprit ! Ouvrant un des battants de la grande fenêtre, il se penchât à l’extérieur pour briser la vitre du second. Sous le coup violent une multitude de petits morceaux de verre envahit la pièce.
_ Mais, mon ami, vous déraisonnez, quelle est cette folie ? S’exclama-t-elle outrée !
_ J’y vient ma chère ! Excusez je vous prie des manières certes cavalières, car elles me sont dictées par un dessin impérieux et le manque de temps !
_ « cavalières », quel euphémisme, « de butors » eut été plus adapté. Mon ami, vous m’avez habituez à bien des maux, mais du moins avez-vous toujours respecté la bien séance ! Que me vaut ce changement soudain ?
_ Puisque nous en sommes aux reproches, apprenez, ma chère amie, qu’aussi loin que se porte mes souvenirs, vous ne m’avez jamais inspiré que dégout !
_ Mais……
_ Vos propos, reflets blafards de votre peu d’esprit, vos goût, preuve éclatante de votre absence de discernement, tout n’écoeure en vous ! Laissez-moi passer rapidement sur vos attraits, ils sont si faibles et j’en suis si peu friand que je vous laisse quasi comme je vous ai trouvée ! Cette abstinence n’est en rien le fait de ma nature, ne niez pas l’avoir pensé, vous vous en êtes ouverte à des amies qui me sont encore plus chères qu’à vous tant leurs esprits sont piquants et leurs couches accueillantes. Vos géréniades nous firent bien rire de vous, madame et m’inspire cette conclusion : vous vous êtes , madame, en mariage et en amitié unie bien au dessus de vos moyens !
_ Ainsi, si je vous comprends bien, vous souhaitez divorcer ?!
_ ASSEZ ! Mais taisez-vous donc ! On ne divorce pas d’une telle fortune !
Les mots lui manquaient, le souffle aussi , elle était comme ko debout. Serré entre ses mains, la petite assiette de gateaux semblé le seul point auquel elle pouvait se raccrocher.
_ Thoron, vous êtes fatigué, le surmenage sans doute, prenez donc un de ces petits gateaux , je les ai fait pour vous.
Il sourit légèrement, prit la statuette qui tronait sur son bureau et tendit la main vers l’assiette.
Quand il saisit le gateau , elle éprouva une joie violente, sauvage . Il lui fallu faire appel à tout ce qu’elle avait appris sur le contrôle de ses émotions pour ne rien laisser paraitre !
Le coup l’atteignit à la tempe, la douleur se perdit dans une infinie surprise. Pendant qu’elle tombait, lentement, ses yeux restaient fixés sur son mari. Même dans la mort, elle les gardait ouvert, plein de stupeur.
Thoron, le souffle court, dominait le cadavre. Les yeux fixés sur le visage honnis. Comme il aurait aimé le massacrer, le réduire en bouillie à force de frapper. Il se reteint pourtant. Un excès de violence, tout en le maculant de sang, aurait dénoncé un proche de la victime. Rapidement, il fourra quelques objets de valeur dans un vieux sac, se dirigea vers la bibliothèque dont il força le tiroir secret. Un dernier regard sur la pièce : tout était parfait ! Tout dans le bureau évoquait le cambrioleur surpris qui perd son sans froid et tue !
Il actionna le panneau de bois qui dissimulait l’entrée du passage secret qu’il utilisait pour quitter discrètement. Il allait s’y engager quand une idée le retint : « quel genre de cambrioleur s’enfuirait en laissant sur le cadavre une paire de boucles d’oreille et un collier d’une telle valeur ? »
Prestement il revint sur ses pas, arracha les boucles en prenant bien soin de déchirer les lobes, puis brisa le collier. La secousse donna au cou de sa femme un angle inhabituel. C’était plutôt comique.
« Elle aura vraiment attendu avant de me faire rire. » Pensa-t-il amusé.
Il glissa les bijoux dans son sac, se leva, il devait se presser, les rideaux des loges seraient rouvert sous peu, les combats allaient reprendre et il devait être là !
Et puis on viendrait le chercher, on lui annoncerait le décès de son épouse, il serait éploré. Eploré mais digne dans le malheur ! (le peuple aime les gens digne !)
D’accord, il devrait se tenir tranquille, ne pas fréquenter ses amies durant quelques temps. Et puis on oublierait et on pardonnerait à un des dirigeants de la ville de recommencer à vivre.
C’était bien là le seul point négatif dans cette affaire. Six mois, peut-être un an, de disette.
Tout en prenant une grande inspiration, il ramassa un des petits gateaux qui jonchaient le somptueux tapis. En en savourant l’arome, il gagna le passage secret. Dévalant l’étroit escalier, il parvint rapidement aux égouts. Le temps était comptait. Il se mit à courir, atteint les dessous de l’arène sans avoir croisé quiconque. L’accès réservée aux sommités avait un avantage, on y croisait jamais personne pendant les heures de combat. Encore quelques efforts et il pénétra dans sa loge.
« _ Vous m’aviez promis d’arriver bien avant l’ouverture des rideaux ! Lança le jeune homme qui occupait son siège.
_ Et bien, ouvrez les, les combats vont reprendre ! »
Le secrétaire s’exécuta sans un mot. Quand la logue fut exposée, Thoron était en place, serein.
Il promenait un regard tranquille sur les gradins surchauffés où le peuple hurlait sa soif de sang !
Il respirait lentement, son esprit était calme, il pouvait calculer.
Tout à l’heure, au sortir de l’arène, son escorte serait prise dans une rixe, des ivrognes sans doute, et son secrétaire recevrait un coup aussi accidentel que mortel !
Il s’installa plus confortablement dans son siège, enfonça ses poings dans ses poches et sourit.
Il venait de sentir le petit gateau dans sa poche.
Il n’en fit qu’une bouchée, une nouvelle vie s’ouvrait à lui !

....................... ;)


COMMENTAIRE
Sigmund Bauhausle 13/04/2013 à 22:52
Une histoire comme je les aime, à l'image de l'âme de l'humanité.
Cruelle.




Le capitainele 15/04/2013 à 20:49
... mais, à la fin, la poison, elle est moOorte ! Ah ben non, rien compris encore !



bel angele 16/04/2013 à 21:26
message privé pour le capitaine!
Alors le vilain monsieur il voulait tuer sa vilaine femme qui voulait l'empoisonner! Alors il la tue, mais elle l'empoisonne! 'crois qu'c'est clair......................non?



Sigmund Bauhausle 17/04/2013 à 12:30
Nan, trop compliqué pour le cap'...EM-POI-SO-NNER...Quatre syllabes, c'est deux de trois ! Reformule !



bel angele 17/04/2013 à 22:34
bon: "les héros à la fin y meurent!"