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L'ARRIERE KULT A SIFFLE TROIS FOIS
par Baileys le 2004-07-14
… Baileys s’extirpa de la faille du Temple et courut à toutes jambes, la vision du tentaculaire Deilos encore gravée dans son esprit. Il gravit une colline, puis deux, puis trois, et parvint à rejoindre, haletant, son QG de campagne…

Dans le camp des Irish Force, à l'est du Temple de Zorq, une brise légère semblait se soulever, rappelant l’air frais et tonifient de l'Irlande… Alors que ses gladiateurs s’enivraient comme de coutume, le vaillant entraîneur irlandais, Baileys, était plongé dans quelque réflexion…

« Ah Irlande ! Ta verdure, ton whisky et… ton baileys bien sûr ! La folle ambiance de tes pubs, et ces femmes à la toison rougeoyante et au corps dévêtu et… toujours le baileys, boisson mythique, coulant à flot... Ha oui, il est loin ce temps jadis ! Depuis nous avons rejoint l’Axe du Mal et le Temple de Zorq. En définitive, ce n’était certes pas une si bonne idée… Et dire que cette question me hantait depuis quelque temps déjà... »

Le vent se mit à souffler de plus en plus fort, l'air devenait sauvage, comme si la colère de tout un peuple avait envahi ce ciel devenu VERT... C'est alors qu'apparût le plus valeureux guerrier, le meilleur de tous les irlandais, le plus grand tueur de tous les temps… ANNIHILATOR. D'une voix sombre et caverneuse, rongée par les dégâts du baileys, il s’adressa à son ancien entraîneur :

« - Ô entraîneur des Irish Force, le temps est venu pour moi de te guider vers un nouveau chemin, par delà les vertes collines qui mènent à la mer, car tu as plus que de raison emprunté la route périlleuse qui mène à la honte !

- Hu ? Comment ? Heu… Je ne saisis pas ! répondit Baileys, perdant peu à peu ses moyens.

- Il suffit ! Tu as proféré suffisamment de blasphèmes envers notre sainte patrie en t'associant à ces vauriens ! Me voilà maudit dans les tourments de Saint Patteric, l'elfe-prêtre ! Pourquoi ne suis-je pas mort au combat face à la Horde ? Pourquoi dois-je endurer cette infamie ? Rhaaa !!! »

Annihilator, les muscles saillant de colère, attrapa baileys par le colbac et le souleva de terre d’un geste brusque.

« Sache que les Anciens ont décidé de te laisser une seconde chance ! Aussi une nouvelle mission va t’être confiée. Pour commencer, tu dois briser l’accord qui te lie à cette association de malfaisants qu’est l’Axe du Mal. Tu dois renier ce Zorq à la langue de serpent et revenir auprès de tes frères de sang. Ainsi, mon âme retrouvera la paix... Mais ce n’est pas tout. Afin que notre pays retrouve sa grandeur oubliée, tu devras, en homme libre, t’affranchir en remportant de nouveaux titres pour l’Irlande ! Baileys ! La liberté ! Remémore-toi le dix-sept mars ! »

Sur ces mots, Annihilator revint d’où il était apparut. L’évocation de cette date fatidique ne fit qu’un tour dans la tête de Baileys… Tous les souvenirs lui revinrent, effaçant plusieurs mois d’un endoctrinement protozorq...

« Le dix-sept mars de l’an de grâce 666 ! Je me rappelle à présent… Au soir du 16, l’armée des peuples, aujourd’hui disparus, d’Angeb-inh et de Waleged-inh, venus du Sud-Est, débarquèrent sur la rive Est de l’île. Ils avaient dressé des barricades, creusé d’immenses fossés. Leur objectif était de réduire en cendre notre cité de Dubh Linn (connue également sous le nom de « Bàile Atha Cliath » en langue gaélique). Les lâches nous attaquèrent alors même que nous étions réfugiés au Pub, et ce pendant que nous sirotions en toute quiétude la pinte de cinq heures !

Un long et dur combat s'en suivit, et les armes, puis les vivres, vinrent à manquer. Les trois quarts des hommes avaient trouvé la mort. Les autres étaient condamnés à mourir... de soif. Notre cité, crème de toutes les cités de l’Irlande, allait disparaître...

Alors que tout espoir semblait anéanti, un elfe-prêtre - connu aujourd’hui sous le nom de Patteric - ivre d'eau gazeuse, se saisit d’une bouteille de baileys et la lança dans un geste de désespoir sur la tête d’un garde ennemi... A sa grande surprise, celui-ci se momifia en une statue de pierre. Les irlandais, galvanisés par cette lueur d’espoir, durent faire face au plus grand sacrifice de toute l'histoire de leur pays ! Oui, ils finirent par jeter toutes leurs réserves de baileys sur leurs assaillants !

Cette grande victoire, aussi belle fusse-t-elle, était naturellement accompagnée d'une tristesse incommensurable. C’est ainsi que depuis ce jour, chaque dix-sept mars est dignement fêté, un verre de baileys levé vers le ciel ! Un verre afin que les heures sombres de notre histoire ne se répètent plus jamais ! »

En reprenant ses esprits, Baileys fut saisit d’une profonde angoisse. Répudié par son ex-prophète, vertement tancé par son ancien champion, il était là, perdu sur le haut d’une colline, son destin entre les mains.

Baileys allait entamer sa énième bouteille du même nom afin de se donner du courage quand soudain… une énorme déflagration retentit dans toute la cité ! Une des plus hautes tours de la ville était en flammes et des volutes de fumée noire montaient vers le ciel !... Un grand silence s'en suivi.

Les secondes semblèrent défiler… au bout d’un moment, Baileys reprit du poil de la bête ainsi qu’une bonne goulée de sa bouteille. Oui, il allait laver sa Honte ! Mais pas une vulgaire honte protozorq, ha ça non, plus jamais… Une Honte d’Irlandais, oui ! Pure et verte comme la campagne de Dubh-Linn !



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